Dans l’habitacle, on note des contre-portes avec un espace de rangement et un nouveau dessin de l’accoudoir ainsi que des sièges renforcés. Côté mécanique, le diamètre des freins à disques AV est augmenté, le diamètre de braquage est modifié et la boîte de vitesses est dotée de synchroniseurs plus résistants. Les amortisseurs ont, eux aussi, fait l’objet d’améliorations, la barre antidévers est plus rigide et le filtre à air est désormais à sec et non plus à bain d’huile. Le moteur, lui, reste le 80 ch à injection, même si ce système d’alimentation a donné plus de souci que de bonheur aux propriétaires. Volkswagen le sait bien et pour le modèle 1974, le moteur, qui voit sa cylindrée portée à 1 795 ch, revient — sauf aux Etats-Unis — au carburateur, avec deux modèles au choix : la 412 acceptant de l’essence normal (75 ch) et la 412 S, avec deux carburateurs, fonctionnant à supercarburant et délivrant 85 ch. Au passage, le silencieux d’échappement est modifié, les demi-axes de transmission renforcés, les voies élargies de 10 mm et le synchro de la 4e remplacé une nouvelle fois par un élément plus résistant. On recense aussi un ventilateur d’habitacle plus efficace, une montre à quartz et une nouvelle commande des feux de nuit. Des lave-phares sont disponibles en option. Mais la messe est désormais dite : la Passat, traction avant avec moteur en ligne lancée en 1973, demande de l’espace dans l’usine car le marché la plébiscite et la Golf vient d’arriver. En juin 1974, la toute dernière 412 tombe des chaînes. Même si la Coccinelle lui survivra jusqu’en 1979 en Allemagne et en 2003 au Mexique, une page se tourne sur l’histoire des “luftgekühlt “Volkswagen, celles refroidies à air. […]
Texte Marco Visani – Photos Leonardo Perugini
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