Dans l’air du temps avec sa ligne en coin, le modèle n’est également pas sans intérêt d’un point de vue technique. Etudié par l’ingénieur Aurelio Lampredi, un ancien de chez Ferrari qui signera sept ans plus tard le célèbre double-arbre Fiat, son moteur culbuté, totalement inédit, possède des soupapes inclinées qui déterminent des chambres de combustion dites poli-sphériques. Crédité de 75 et 82 ch selon la cylindrée, ce six cylindres en ligne dérive de celui des blocs des 1300/1500 par l’adjonction de deux cylindres supplémentaires. Il est étudié pour être avant tout généreux en couple : 12,8 mkg sur la 1800 et 17 sur la 2100, pour des vitesses maxi de 140 et 150 km/h. Pour la première fois sur une Fiat, la suspension avant arbore des barres de torsion comme éléments élastiques. Le pont arrière, repris des précédentes 1400 B et 1900 B, fait appel à un insolite dessin associant un demi-ressort à lames articulé vers le centre de la carrosserie et des ressorts hélicoïdaux avec amortisseurs désaxés. La 1900 B prête à la nouvelle venue ses freins à tambours avec surpresseur, un dispositif que l’on peut assimiler à une sorte de servo-frein. La boîte renonce tant à la cinquième vitesse qu’à l’embrayage avec coupleur hydraulique entre boîte et moteur de sa devancière, mais adopte enfin la synchronisation sur tous le rapports (sur la 1900 B, la 1re en était dépourvue).
Gazoline