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3 sept. 2026

Automobile et Histoire - FIAT X1/9 : UNE ENIGME BIEN REUSSIE (2/2)


Sa raison d’être se perd dans les coulisses du projet 109, celui qui allait donner naissance à l’Autobianchi Primula. A l’automne 1964, alors que la toute première traction avant du groupe Fiat est lancée, l’ingénieur Dante Giacosa en imagine une audacieuse variante sportive qui, sans renier la formule du moteur transversal avec la boîte en ligne, déplace l’ensemble de la mécanique derrière les sièges avant ce qui permet, à la fois de garder la même architecture mécanique et d’obtenir une tenue de route excellente car le moteur est en position centrale, devant l’essieu arrière. Bien sûr, dans tout cela la traction sera sacrifiée, cette sportive devant forcément être une propulsion. Dans le courant de l’année 1966, la SIRA, à savoir le département d’ingénierie avancée guidé par Giacosa lui-même, complète l’étude de ce coupé, nommé G31. Sa carrosserie, œuvre de Sergio Sartorelli pour la carrosserie OSI, est peu appréciée par la direction d’entreprise qui demande alors à Pio Manzù de la redessiner. Cette nouvelle monture est dévoilée, curieusement sans aucun nom, sur le stand Autobianchi au Salon 1968. La voiture est une simple maquette de style mais la direction technique de Fiat a avancé sur le projet, en imaginant comme moteur le double-arbre 1,6 litre et des suspensions à quatre roues indépendantes. Bref, de la Primula, il ne reste vraiment rien. Cette voiture regorge de détails intéressants : elle est dotée d’une carrosserie en plastique, de phares escamotables, de quatre lève-vitres électriques, d’essuie-glaces protégés par un carénage que forme le capot avant, sous lequel se cache d’ailleurs le radiateur, d’une lunette arrière surmontée de bandes horizontales, ainsi que d’un double échappement central qui sort de sous le pare-chocs arrière. Et si, malheureusement, on n’en fera rien, elle servira malgré tout de brouillon pour le futur spider.


Texte Marco Visani – Photos IsolaPress
Gazoline

1 sept. 2026

Automobile et Histoire - FIAT X1/9 : UNE ENIGME BIEN REUSSIE (1/2)


Un code à l’apparence énigmatique identifie la première (et seule) Fiat à moteur central jamais produite. Etonnante à son époque, encore très agréable à conduire de nos jours, c’est une targa à l’image chouette, qui plus est dotée d’une bonne capacité de transport de bagages. Nous avons essayé pour vous un exemplaire de la première série doté du moteur 1,3 litre et de la boite à quatre vitesses. Retour sur l’histoire d’une auto qui a de nombreux inconditionnels.

Avant de connaître plus de près la X1/9, il faut rembobiner pour en comprendre la genèse et le rôle que Fiat lui confie sur le marché. En 1965, les 850 Coupé et Spider, devenues Sport Coupé et Sport Spider suite au restylage de 1968, avaient été les toutes premières sportives de petite cylindrée offertes directement par Fiat et non par des carrossiers. L’augmentation du niveau d’exigence et du pouvoir d’achat de la clientèle poussent Fiat à les remplacer par des modèles de classe supérieure, dérivés, non pas de la 127, mais bien de la 128. L’intention se manifeste au Salon de Turin de 1971, quant à la 850 Sport Coupé succède la 128 Sport, en quatre modèles qui naissent du croisement entre deux finitions (S et SL) et autant moteurs : le 1 116 cm3 de la berline, avec 64 ch au lieu de 55 et le 1 290 cm3 de la 128 Rally, porté de 67 à 75 ch. Quand, un an plus tard, c’est au tour de la 850 Sport Spider de céder sa place, tout le monde s’attend à une 128 Sport Spider… Sauf que ce n’est pas ce qui se passe. En effet, son schéma mécanique ayant été bouleversé, mieux vaut la baptiser d’une façon différente. C’est à partir de la 124 de 1966, que Fiat avait choisi d’utiliser le code-usine des modèles comme dénomination commerciale. Problème, dans les années qui précédaient le lancement d’une voiture, tout le monde était capable d’en deviner le nom. Du coup, la marque turinoise avait choisi un système parallèle d’identification usine suivant lequel la X1/1 indiquait la future 128, X1/2 l’Autobianchi A112, X1/3 la 130, X1/4 la 127, X1/8 (ensuite devenue X1/20) la Lancia Beta Montecarlo et X1/9 le spider dérivé de la 128. Dont le nom officiel allait rester… X1/9 ! Cette énigme utilisée pour dérouter presse et concurrence, avait donc été recyclée comme dénomination officielle.


Texte Marco Visani – Photos IsolaPress
Gazoline

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21 août 2026

Automobile et Histoire - VOLKSWAGEN 412 E VARIANT : LA FIN D'UNE EPOQUE (2/2)


Dans l’habitacle, on note des contre-portes avec un espace de rangement et un nouveau dessin de l’accoudoir ainsi que des sièges renforcés. Côté mécanique, le diamètre des freins à disques AV est augmenté, le diamètre de braquage est modifié et la boîte de vitesses est dotée de synchroniseurs plus résistants. Les amortisseurs ont, eux aussi, fait l’objet d’améliorations, la barre antidévers est plus rigide et le filtre à air est désormais à sec et non plus à bain d’huile. Le moteur, lui, reste le 80 ch à injection, même si ce système d’alimentation a donné plus de souci que de bonheur aux propriétaires. Volkswagen le sait bien et pour le modèle 1974, le moteur, qui voit sa cylindrée portée à 1 795 ch, revient — sauf aux Etats-Unis — au carburateur, avec deux modèles au choix : la 412 acceptant de l’essence normal (75 ch) et la 412 S, avec deux carburateurs, fonctionnant à supercarburant et délivrant 85 ch. Au passage, le silencieux d’échappement est modifié, les demi-axes de transmission renforcés, les voies élargies de 10 mm et le synchro de la 4e remplacé une nouvelle fois par un élément plus résistant. On recense aussi un ventilateur d’habitacle plus efficace, une montre à quartz et une nouvelle commande des feux de nuit. Des lave-phares sont disponibles en option. Mais la messe est désormais dite : la Passat, traction avant avec moteur en ligne lancée en 1973, demande de l’espace dans l’usine car le marché la plébiscite et la Golf vient d’arriver. En juin 1974, la toute dernière 412 tombe des chaînes. Même si la Coccinelle lui survivra jusqu’en 1979 en Allemagne et en 2003 au Mexique, une page se tourne sur l’histoire des “luftgekühlt “Volkswagen, celles refroidies à air. […]


Texte Marco Visani – Photos Leonardo Perugini
Gazoline

19 août 2026

Automobile et Histoire - VOLKSWAGEN 412 E VARIANT : LA FIN D'UNE EPOQUE (1/2)


Toute dernière Volkswagen tout-à-l’arrière, la famille Typ4, née à la fin de 1968, témoigne de la difficulté de son constructeur à délaisser une formule technique qui lui est si chère mais est désormais largement dépassée. La plus grande des VW avec moteur à plat refroidi par air est un break assez spacieux doté d’un caractère tranquille, en phase avec la clientèle à laquelle il se destine. Nous vous proposons de redécouvrir cette voiture aussi décalée que charmante.

Malgré les efforts de Volkswagen pour en suivre de près l’évolution, la 411, présentée en 1968, n’a jamais trouvé son public : suivant les prévisions des experts du marketing, elle aurait dû représenter au moins 30 % des ventes totales de la marque. Dans la réalité, elle peine à atteindre les 5 % ! La plus grande déception est sans doute que personne ne choisit cette Volkswagen en la préférant à la concurrence : en effet, la presque totalité des clients vient de la Coccinelle ou du couple 1500/1600 qui, au moment de venir en concession pour remplacer leur voiture, s’offre un surclassement permis par ce modèle plus grand et confortable. Une solution partielle au désastre est le restylage pour le millésime 1973, qui transforme la 411 en 412. Sa face avant garde les doubles phares circulaires, mais les encadre dans une platine qui s’inspire de la 1600 brésilienne (un modèle différent autant de la Typ3 que de la Typ4 allemandes) mais manque un peu d’élégance. Au passage, les pare-chocs, les clignotants, la ligne du capot avant, l’emplacement de l’éclairage de la plaque de police et, sur la Variant uniquement, les optiques arrière sont également modifiés. Les bras des essuie-glaces deviennent noir mat et le rétroviseur hérite d’un bord caoutchouté.


Texte Marco Visani – Photos Leonardo Perugini
Gazoline

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15 août 2026

Automobile et Histoire - ALFA ROMEO GIULIA SUPER 1.6 : L'UNION FAIT LA FORCE (2/2)


La Giulia naît avec quatre phares de diamètres différents : les extérieurs plus grands que les intérieurs, suivant une idée de style inaugurée chez Alfa Romeo quatre mois avant sur la routière 2600. Mais alors qu’ils sont désaxés sur le vaisseau amiral, on les retrouve ici alignés dans leur partie basse. La Ti Super, plus connue sous l’appellation Quadrifoglio, qui s’ajoute à la gamme en avril 1963, confirme cette présentation. C’est en avril 1964 que la gamme Giulia se dédouble : à côté des Ti et Ti Super, toutes deux des 1600 malgré une puissance différente (respectivement, 90 et 113 ch), la nouvelle Giulia 1300 s’adresse à un public au pouvoir d’achat inférieur, qui souhaite s’offrir une berline à l’allure sportive en gardant le contrôle de son budget. Née de l’accouplement du moteur de la Giulietta TI (porté de 75 à 80 ch) avec la carrosserie de la Giulia, cette nouvelle “Giulia-pour-tout-le-monde” doit impérativement avoir une dépouillée, tant pour en limiter le coût (elle est vendue 9 % de moins) que pour ne pas faire de l’ombre à la Ti 1600. Entre une quantité remarquable de renoncement (le cinquième rapport, les bananes de pare-chocs, les moulures chromées à l’arrière, le cerclage noir dans les enjoliveurs de roues, sans compter un tableau de bord simplifié) la nouvelle venue se fait surtout remarquer par sa face avant à seulement deux phares. Cela fait indéniablement moins agressif, et montre très efficacement que la Giulia 1300 et la Giulia TI sont moins parentes que ce qu’on pourrait imaginer. Les évolutions suivantes de la famille tiennent compte de cette répartition très nette : quatre phares pour les 1600 Super (1965) et 1600 S (1969) et deux seulement pour 1300 Ti (1965) et 1300 Super (1970), y compris les restylages — légers — qui jalonneront le parcours du modèle dans la deuxième moitié des années 60 […]


Texte Marco Visani – Photos IsolaPress
Gazoline

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