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4 mai 2026

Automobile et Histoire - ALFA ROMEO 1750 VS ALFETTA : TRANSITION OU REVOLUTION ? - 1/2 -


La 1750 était, pour l’essentiel, une Giulia à la carrosserie agrandie et au moteur gonflé. C’est ce même bloc qui, repris presque à l’identique, propulse cinq ans plus tard sa remplaçante, l’Alfetta, qui représente un choc culturel pour la marque entre boîte-pont, parallélogramme de Watt, disques arrière en sortie de différentiel, suspensions avant à barres de torsion, vitres galbés… Mais toutes ces innovations valent-elles vraiment le coup ? La nouvelle était-elle vraiment meilleure de l’ancienne ? C’est ce que cette rubrique se propose d’explorer.

Alfa Romeo 1750

Rivaliser avec Fiat qui, avec l’inattendue 125 présentée en avril 1967 a défié Alfa Romeo en proposant une berline à l’allure sportive, mue par une édition plus onctueuse (1,6 litre contre 1,45) du double arbre apparu pour la première fois à l’automne précédent sur la 124 Sport Spider : c’est précisément l’objectif de l’Alfa Romeo 1750, dévoilée en janvier 1968. La recette qui a guidé son développement est simple : utiliser autant que possible des éléments mécaniques de la Giulia en les cachant sous une robe moins agressive, moins élaborée et plus élégante dessinée par Bertone. Et tant qu’à faire, emprunter également des pièces de carrosserie à la Giulia, ce qui sera en particulier le cas du pare-brise très enveloppant : bravo donc au carrossier turinois pour avoir réussi à relativement bien dissimuler ce lien, qui conditionne pourtant le style et la hauteur du pavillon. Bien que doté d’une cylindrée supérieure à celle de la Giulia 1600 (1 779 cm3 contre 1 570 cm3 précédemment par augmentation de l’alésage de 78 à 80 et de la course de 82 à 88,5 mm), le moteur s’inscrit dans la lignée des double arbre Alfa Romeo. Le reste de la mécanique est commun à la Giulia, avec toutefois pas mal d’améliorations : l’empattement est allongé de 6 cm, l’embrayage est à commande hydraulique, l’enclenchement de la marche arrière ne comporte plus la nécessité de pousser le levier, le centre de gravité est abaissé et sur le pont arrière officie une barre antidévers. Le freinage intègre un compensateur qui limite les blocages de l’arrière. Le radiateur est doté d’un vase d’expansion transparent et en lieu et place de la dynamo, on retrouve un alternateur. Les jantes, c’est dans l’air du temps, perdent en diamètre (14 pouces contre 15) tout en s’élargissant (les pneus passent de 155 à 165 mm). L’aménagement intérieur est spécifique.

Texte Marco Visani – Photos IsolaPress
Gazoline

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