Steyr-Puch commence à produire le nouveau véhicule le 10 février 1979 sous le nom non officiel de Mercedes-Benz Geländewagen, après avoir écarté l’appellation – trop fantaisiste – de Explorer. L’initiale G reportée après le chiffre (230 G, 240 GD etc…) permet de le distinguer de la gamme des automobiles ayant des moteurs correspondants. Sur certains marchés (Autriche, Suisse, Liechtenstein, Royaume Uni) il est proposé comme Puch G (bizarrement sans Steyr) et en France, il servira de base pour l’assemblage d’un jumeau, le Peugeot P4, spécialement réalisé pour l’armée française, avec une carrosserie modifiée dans quelques détails et des moteurs XD3 et XN8. Cette première monture du G a comme code usine W460. Mercedes-Benz ayant rarement fait dans le révolutionnaire, au moment de s’attacher à un nouveau créneau, la marque reprend des solutions éprouvées et les interprète avec sa qualité légendaire. Voilà donc un inusable châssis à longerons et traverses à section rectangulaire sur lequel, via des tampons caoutchoutés, est boulonnée la carrosserie en acier. Les essieux sont rigides, avec un guidage confié à des bras longitudinaux avec barre d’ancrage transversale Panhard et ressorts hélicoïdaux. A l’avant, on note la présence une barre stabilisatrice. La direction à recirculation de billes, avec servo-assistance en option est typiquement Mercedes-Benz. La boîte, mécanique de série ou auto en option, est à quatre rapports avec réducteur. Le groupe de transmission dispose de deux sorties pour des prises de force AV/AR. De base, la voiture est une propulsion, la traction 4×4 s’activant manuellement. On peut bloquer manuellement tant le différentiel avant que l’arrière. L’empattement est de 2,40 ou de 2,85 m. La courte peut être livrée en torpédo ou en break 2 portes ; la longue, en break 5 portes (qui peut transporter jusqu’à 9 personnes) ou en fourgon. La gamme initiale comprend deux moteur essence (4 cylindres 2,3 litres – 102 ch – 122 km/h ou 6 cylindres injection 2, 8 litres – 150 ch – 150 km/h) et deux Diesel (4 cylindres 2,4 litres – 72 ch – 105 km/h et 5 cylindres 3 litres – 80 ch – 114 km/h). Au total, pas moins de 40 versions sont disponibles, en cinq nuances. Jamais un constructeur n’avait lancé un tel nombre de 4×4 en même temps. Le style mise sur la praticité : un museau tout noir, des passages de roues hauts pour ne pas frotter sur les pneus lors des franchissements les plus difficiles, une moulure en plastique qui protège les flancs et évite que la boue ne remonte vers les vitres latérales. Enfin, des surfaces vitrées plates, moins chères à remplacer que les modèles galbés.
Texte Marco Visani – Photos Domenico Fuggiano
Gazoline
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