Nombre total de pages vues

20 juil. 2026

Automobile et Histoire - GAZ VOLGA M21 S : ENVIE DE CAPITALISME (2/2)


En 1960, le système centralisé de graissage de la transmission, à activer par un bouton tous les 100 km, est abandonnée au profit de graisseurs conventionnels. Cette même année, le cervidé qui orne le capot moteur est abandonné par souci de sécurité, et notamment sur les marchés d’exportation, qui se font de plus en plus nombreux : c’est effectivement la Volga qui ouvrira à l’industrie soviétique la voix de l’exportation, jusque-là inconnue pour les Russes. Ce millésime voit également son tableau de bord peaufiné dans les détails. Pour la Volga, l’année la plus riche en innovations est 1962. Outre le lancement du break (la M22, avec une charge utile de 400 kg), qui se vendra presque uniquement à l’étranger, la berline fait l’objet d’un restylage qui rend sa face avant plus élégante grâce à une calandre à la fine grille verticale. Les autres éléments visuels qui caractérisent cette troisième série de la Volga (désormais identifié comme type M21) sont des clignotants avant plus grands, de nouvelles optiques arrière montées sur une platine en plastique au lieu qu’en acier, une forme différente de l’éclaireur de la plaque de police, la suppression de la moulure chromée sur le capot moteur tout comme des bananes de pare-chocs. Les tissus des sièges offrent un nouveau dessin et le revêtement du pavillon est en plastique lavable et non plus en toile. Moyennant supplément, on peut se faire livrer sa Volga avec un autoradio. Les amortisseurs, qui déjà dans le courant du millésime précédent étaient passés de la friction à l’hydraulique, sont légèrement plus rigides. Un modèle S, avec des subtiles différences à niveau de l’aménagement, est réservé à l’export. C’est encore en 1962 que commence, en petite série et pour le KGB uniquement, la production de la M23, une M21 dotée du moteur 8 cylindres en V de 5,5 litres pour 160 ch de la GAZ 13 Tchaika (un modèle de luxe réservé aux hauts fonctionnaires de la nomenclature). A partir de 1965, le levier de vitesses au plancher est disponible en option. En 1967, la nouvelle M24, avec une carrosserie inédite, vient l’épauler. Une quatrième série de la M21 est envisagée mais finalement pas retenue : la toute dernière M21 est assemblée le 15 juillet 1970. […]


Texte Marco Visani – Photos IsolaPress
Gazoline

11 juil. 2026

Automobile et Histoire - GAZ VOLGA M21 S : ENVIE DE CAPITALISME (1/2)


La plus américaine des voitures russes, du moins du point de vue de son dessin, a été le modèle qui a ouvert à l’industrie soviétique les portes de l’exportation vers les marchés occidentaux. Statutaire et généreuse avec son habitacle très accueillant, elle confirme sur route la distance sidérale entre “nos” autos et celles produites au-delà du rideau de fer : ces performances sont modestes et son comportement très daté. Et c’est justement là que réside son charme.

Dès 1928, du premier plan quinquennal voulu par Staline jette les bases d’une vraie industrie de l’auto soviétique. Après un accord signé avec la Ford Motor Company. Des Ford A rebadgé seront fabriqué sous le nom NAZ qui deviendra GAZ par la suite. Après un premier modèle perfectible lancé en juin 1946, c’est en novembre 1953 que le projet pour le remplacement de la Pobieda obtient feu vert de la direction de l’entreprise. L’ingénieur Mikaïlovitc Kevzorov, un ancien de ZIM (l’un des constructeurs des limousines russes) procède, avec une vitesse jamais vue ni en URSS ni ailleurs, au développement d’une automobile qui reprend toutefois les soubassements mécaniques de sa devancière : le premier prototype roule dès mars 1955 et en octobre de la même année, un raid reliant Moscou à la Crimée et retour est l’occasion de la faire connaître au public. La nouvelle venue s’appelle M21 Volga. GAZ continue de s’inspirer du style des modèles américains et la ressemblance avec la Ford Customline de 1952 est patente. La surface vitrée est en progression de 40 % par rapport à la Pobieda et le profil tricorps permet un Cx de 0,42, favorable pour l’époque. A l’occasion de la présentation du prototype à Leipzig, GAZ annonce un nouveau moteur “carré” (92 x 92 mm) quatre cylindres de 2 445 cm3 entièrement en aluminium tournant sur cinq paliers et délivrant 75 ou 80 ch suivant le rapport volumétrique. Plus étonnant, il sera accouplé à la toute première boîte automatique (une trois rapports) jamais produite derrière le rideau de fer. Mais encore une fois, des soucis de mise au point bouleverseront les plannings : la boîte auto quant à elle n’équipera qu’environ 700 exemplaires de la Volga dont les premiers modèles (ceux produit d’octobre 1956 à juillet 1957) devront se contenter de l’ancien moteur de la Pobieda, toutefois augmenté à 2 432 cm3 et 65 ch. Le millésime 1958 profite enfin du nouveau moteur, qui lui permet d’afficher 135 km/h au compteur avec une consommation réduite par rapport à la Pobieda, qui du coup prend un sacré coup de vieux. Pour l’occasion, la calandre, jusqu’à là tout simplement assortie à la nuance de la carrosserie, devient chromée.


Texte Marco Visani – Photos IsolaPress
Gazoline

.../>

9 juil. 2026

Music - Projecteurs sur - BRIAN WILSON - SURF'S UP : LE MORCEAU FANTÔME

"Surf's up" 

Ce titre incarne presque à lui seul le mythique projet Smile qui ne sortira en coffret qu’en 2011, quarante-cinq après les premiers enregistrements. "Pour Noël 1966, Leonard Bernstein présente un documentaire télé pour montrer à un public adulte à quel point la musique pop est géniale, raconte Jean-Marie Pottier. Pour l’occasion, Brian Wilson est filmé seul au piano interprétant Surf’s Up. Cette image sera la seule que l’on aura pendant assez longtemps du titre."

La chanson sort cinq ans plus tard sur l’album du même nom mais dans une version réenregistrée. Plusieurs versions pirates vont longtemps circuler sous le manteau. Après en avoir entendu une, le musicien britannique Elvis Costello avait confié : « Entendre Surf’s Up, c’est comme entendre un inédit de Mozart sur une cassette. »

OuestFrance

6 juil. 2026

Music - Projecteurs sur - BRIAN WILSON : I GET AROUND - LE PREMIER NUMERO AUX ETATS-UNIS


Ce titre, le premier numéro des Beach Boys aux USA en 1964, est l’incarnation du rêve californien. « Entre 1962 et 1965, les Beach Boys dessinent une Californie idéale aux yeux de l’Amérique mais aussi du monde entier », note Jean-Marie Pottier.

Il y a le surf, les filles mais aussi les voitures comme celle que les Beach Boys utilisent dans la chanson pour aller de ville en ville et explorer les routes californiennes. « Le morceau incarne tellement la nostalgie des années 1960 qu’il sera repris par Voulzy dans son Rockollection », observe Jean-Marie Pottier. Le journaliste remarque aussi au passage que cette vision du groupe, fun et plein de vie, "sera démentie par la trajectoire du groupe dans les années qui suivent".

OuestFrance

Archives du blog