Dix ans après sa naissance, la Giulia renonce aux deux familles dans lesquelles s’était jusqu’à la déroulée sa gamme : la 1300 à deux phares, à la présentation simplifiée, et la1600 à quatre. La série de 1972 les unifie, en enrichissant la plus petite et en reléguant la plus grande au rôle de simple option. Très rare à dénicher, une 1.6 est la protagoniste de notre essai. Lequel confirme tous les atouts du modèle, sans la moindre exception.
Deux phares ou quatre ? Si l’on demande à un groupe de passionnés de décrire la face avant de l’Alfa Romeo Giulia, la plupart, sans même réfléchir, vous répondra sans hésitation « quatre. » Ce n’est certes pas une erreur, mais c’est une représentation incomplète de la réalité, bien sûr justifiable par le fait qu’un grand nombre de Giulia avait effectivement quatre phares. L’identité visuelle de son museau n’est que la partie émergée de l’iceberg : tout au long de sa carrière, qui durera 15 ans de juin 1962 à l’automne 1977, la Giulia, plus qu’un simple modèle, a constitué une gamme dans la gamme. Elle a généré des dérivées sportives (le coupé GT dessinée pour Bertone par un très jeune Giorgetto Giugiaro et le spider Duetto œuvre de Pininfarina), un éphémère break, la Promiscua, et des modèles de classe supérieure développés sur la même plateforme (le couple de berlines 1750 et 2000 et l’époustouflante Montreal à moteur V8). Même en se limitant à la mère de toutes les Giulia, la berline, qui a été la toute première et qui reste, de l’avis du plus grand nombre, la plus iconique, en comptant les différentes cylindrées, les alimentations et les niveaux de finition, pas moins de 15 différentes Giulia ont existé. Et justement, durant les deux premiers tiers de la vie du modèle, la différence visuelle la plus évidente a résidé dans cette face avant.
Gazoline
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