Toute dernière Volkswagen tout-à-l’arrière, la famille Typ4, née à la fin de 1968, témoigne de la difficulté de son constructeur à délaisser une formule technique qui lui est si chère mais est désormais largement dépassée. La plus grande des VW avec moteur à plat refroidi par air est un break assez spacieux doté d’un caractère tranquille, en phase avec la clientèle à laquelle il se destine. Nous vous proposons de redécouvrir cette voiture aussi décalée que charmante.
Malgré les efforts de Volkswagen pour en suivre de près l’évolution, la 411, présentée en 1968, n’a jamais trouvé son public : suivant les prévisions des experts du marketing, elle aurait dû représenter au moins 30 % des ventes totales de la marque. Dans la réalité, elle peine à atteindre les 5 % ! La plus grande déception est sans doute que personne ne choisit cette Volkswagen en la préférant à la concurrence : en effet, la presque totalité des clients vient de la Coccinelle ou du couple 1500/1600 qui, au moment de venir en concession pour remplacer leur voiture, s’offre un surclassement permis par ce modèle plus grand et confortable. Une solution partielle au désastre est le restylage pour le millésime 1973, qui transforme la 411 en 412. Sa face avant garde les doubles phares circulaires, mais les encadre dans une platine qui s’inspire de la 1600 brésilienne (un modèle différent autant de la Typ3 que de la Typ4 allemandes) mais manque un peu d’élégance. Au passage, les pare-chocs, les clignotants, la ligne du capot avant, l’emplacement de l’éclairage de la plaque de police et, sur la Variant uniquement, les optiques arrière sont également modifiés. Les bras des essuie-glaces deviennent noir mat et le rétroviseur hérite d’un bord caoutchouté.
Texte Marco Visani – Photos Leonardo Perugini
Gazoline
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